Fraternité

Le 21 juin dernier, nous avons célébré la Journée nationale des peuples autochtones. Il semble que de nombreux événements dans l'actualité, par exemple le changement de nom de la rue Amherst pour le mot Mohawk «Atateken»,  nous rappellent l'importance de leur apport à la culture québécoise. De mon côté, je me souviens très bien lorsque Bernard Landry a signé La paix des Braves alors que j'étudiais au Cégep de Jonquière, j'ai eu l'occasion de discuter avec Ghislain Picard, le chef des Premières Nations du Québec et du Labrador. Mon intérêt pour la cause autochtone est sincère et profond.

Après les difficiles constats de l'enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, la situation des autochtones mérite au moins réflexion. J'ai eu la chance au début du mois de juin de rencontrer le conférencier et artiste Innu, Mike Paul. Il s'est déplacé à la salle Alec et Gérard Pelletier à Sutton pour nous parler d'histoire, des enjeux actuels, la langue, les mythes et réalités des peuples autochtones. Les gens dans la salle ont posé des questions sur l'appropriation culturelle, l'exploitation des ressources, la transmission des connaissances, etc. J'ai pu réaliser que nos cultures sont beaucoup plus métissées que nous le pensions. Je ne sais pas exactement s'il y a eu métissage dans mon arbre généalogique, mais mes engagements pour le travail en concertation, pour la protection de notre environnement, pour la place des femmes dans notre société ne viennent pas du voisin, mais de nos racines avec les premiers habitants de notre territoire.


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